{"id":56570,"date":"2013-10-11T00:00:00","date_gmt":"2013-10-10T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/test.sp-ps.ch\/artikel\/pour-un-retour-a-la-raison-oui-a-linitiative-112\/"},"modified":"2022-08-14T09:45:36","modified_gmt":"2022-08-14T07:45:36","slug":"pour-un-retour-a-la-raison-oui-a-linitiative-112","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/artikel\/pour-un-retour-a-la-raison-oui-a-linitiative-112\/","title":{"rendered":"Pour un retour \u00e0 la raison : OUI \u00e0 l\u2019initiative 1:12"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"56570\" class=\"elementor elementor-56570\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-62f3ca024425a elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"62f3ca024425a\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\" data-settings=\"{&quot;jet_parallax_layout_list&quot;:[]}\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-no\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-62f3ca024425c\" data-id=\"62f3ca024425c\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-62f3ca0243958 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"62f3ca0243958\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Si dans les ann&eacute;es 1980-1990 les &eacute;carts entre les plus bas et les plus hauts salaires servis dans les entreprises suisses se situaient le plus souvent dans un rapport de 1 &agrave; 5, voire de 1 &agrave; 10, la situation s&rsquo;est gravement d&eacute;t&eacute;rior&eacute;e ces derni&egrave;res ann&eacute;es et les &eacute;carts se sont creus&eacute;s de mani&egrave;re inqui&eacute;tante dans les grandes firmes. Ainsi, en Suisse entre 2002 et 2009, l&rsquo;augmentation des salaires des managers a &eacute;t&eacute; en moyenne de plus de 60% alors que dans le m&ecirc;me temps, celle des employ&eacute;-e-s est rest&eacute;e inf&eacute;rieure &agrave; 4%&nbsp;!<p>Lors de la crise financi&egrave;re de 2008-2010, on pouvait esp&eacute;rer que cette &eacute;volution un peu folle serait stopp&eacute;e&hellip; Or, ce ne fut qu&rsquo;une pause tr&egrave;s passag&egrave;re et, aujourd&rsquo;hui, les salaires et les bonus des top-managers sont repartis &agrave; la hausse et sont parfois jusqu&rsquo;&agrave; 200 fois plus &eacute;lev&eacute;s que ceux des employ&eacute;s les moins pay&eacute;s au sein d&rsquo;une m&ecirc;me entreprise&nbsp;! On est en plein d&eacute;lire, car qui peut pr&eacute;tendre qu&rsquo;un dirigeant, si brillant soit-il, atteint des performances d&#8217;une telle proportion, en comparaison de celles des collaborateurs qui participent tous &agrave; leur mani&egrave;re aux r&eacute;sultats de l&rsquo;entreprise.<\/p><p>Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, sous la pression des politiques n&eacute;o-lib&eacute;rales men&eacute;es au plan international, les salaires des dirigeants de grandes firmes ont perdu tout contact avec les r&eacute;alit&eacute;s concr&egrave;tes et on est entr&eacute; dans un v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;march&eacute; boursier&nbsp;&raquo; o&ugrave; les top-managers, &agrave; l&rsquo;instar de certaines vedettes sportives, sont cot&eacute;s et voient leurs actions augmenter de mani&egrave;re ind&eacute;cente et tr&egrave;s rarement diminuer. En effet, m&ecirc;me lorsque les performances de l&rsquo;entreprise ne sont pas &agrave; la hauteur des attentes et que le dirigeant est renvoy&eacute;, il s&rsquo;en va le plus souvent avec encore une confortable prime de sortie&nbsp;!<\/p><p>Cette situation devient intol&eacute;rable et la majorit&eacute; du peuple suisse a d&eacute;j&agrave; exprim&eacute; sa volont&eacute; de s&rsquo;attaquer au probl&egrave;me en acceptant l&rsquo;Initiative contre les r&eacute;mun&eacute;rations abusives. Si elle permettra de mettre fin &agrave; certaines pratiques et &agrave; certains abus, on peut toutefois douter que cette initiative ait beaucoup d&rsquo;effet sur le niveau r&eacute;el des r&eacute;mun&eacute;rations&nbsp;; cela d&eacute;pendra de la volont&eacute; des actionnaires.<\/p><p>Si on veut &eacute;tablir un cadre de r&eacute;f&eacute;rence clair, qui veut fixer comme r&egrave;gle de base que le dirigeant d&rsquo;une entreprise peut gagner au maximum en un mois ce que ses collaborateurs les moins pay&eacute;s gagnent en une ann&eacute;e, il faut dire un grand OUI &agrave; l&rsquo;initiative 1:12. Cette proposition est &agrave; la fois r&eacute;aliste et raisonnable et elle pr&eacute;sente l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&rsquo;&eacute;viter que les injustices continuent &agrave; se d&eacute;velopper dans notre pays. Elle provoque de plus un d&eacute;bat tr&egrave;s vif et fondamental sur la dimension &eacute;thique des r&eacute;mun&eacute;rations et sur leur influence sur la coh&eacute;sion sociale de notre soci&eacute;t&eacute;, qui risque d&rsquo;&ecirc;tre gravement mise &agrave; mal si les riches continuent &agrave; devenir de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres&nbsp;!<\/p><p>Outre le fait de fixer un rapport entre les r&eacute;mun&eacute;rations au sein de la m&ecirc;me entreprise, on peut surtout esp&eacute;rer que l&rsquo;initiative 1:12 et les d&eacute;bats qu&rsquo;elle g&eacute;n&egrave;re provoquent une prise de conscience du grave probl&egrave;me des salaires ind&eacute;cents qui sont parfois servis aux travailleurs les moins pay&eacute;s, les conduisant directement &agrave; l&rsquo;aide sociale pour assurer leur subsistance. L&rsquo;initiative doit donc aussi permettre de pr&eacute;parer le terrain pour l&rsquo;initiative qui demande l&rsquo;introduction d&rsquo;un salaire minimal en Suisse&nbsp;; mesure qui doit mettre fin au scandale des travailleurs pauvres qui sont encore plus de 335&#8217;000 dans notre pays&nbsp;!<\/p><p>Les opposant-e-s &agrave; l&rsquo;initiative brandissent les menaces de d&eacute;localisation de sites de production de multinationales. A ce sujet, il convient de rappeler que, si ces firmes maintiennent certaines productions en Suisse malgr&eacute; les co&ucirc;ts &eacute;lev&eacute;s que cela implique, c&rsquo;est bien parce que notre pays poss&egrave;de un savoir-faire et des capacit&eacute;s d&rsquo;innovation de tr&egrave;s haut niveau, qui sont bien plus d&eacute;terminants que le salaire d&rsquo;un manager pour guider le choix du lieu d&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;entreprise. De plus, l&rsquo;initiative 1:12 ne remet pas en cause l&rsquo;organisation et la gestion des entit&eacute;s et n&rsquo;augmente pas les co&ucirc;ts de production&hellip; bien au contraire&nbsp;! De plus, la quasi-totalit&eacute; des PME de notre pays ne seront pas concern&eacute;es puisqu&rsquo;elles pratiquent d&eacute;j&agrave;, fort&nbsp;heureusement, des r&eacute;mun&eacute;rations raisonnables pour leurs dirigeants.<\/p><p>Les opposants craignent aussi des baisses de recettes fiscales et de cotisations aux assurances sociales. Seule l&rsquo;Universit&eacute; de St Gall, dont la neutralit&eacute; dans ce d&eacute;bat est pour le moins sujette &agrave; caution, s&rsquo;est jusqu&rsquo;ici risqu&eacute;e &agrave; fournir des chiffres que m&ecirc;me le Conseil f&eacute;d&eacute;ral a refus&eacute;&nbsp;de confirmer. Il est en effet quasi impossible de pr&eacute;dire qu&rsquo;elle sera la r&eacute;action des firmes concern&eacute;es en cas d&rsquo;acceptation de l&rsquo;initiative et les pr&eacute;visions alarmistes faites &agrave; l&rsquo;&eacute;poque par les opposants &agrave; l&rsquo;initiative Minder ne se v&eacute;rifient absolument pas&nbsp;!<\/p><p>Relevons aussi au passage que ces m&ecirc;mes opposants sont tr&egrave;s loin de se pr&eacute;occuper des baisses de recettes pour les collectivit&eacute;s publiques lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;introduire de nouvelles baisses de la fiscalit&eacute;. Que dire &agrave; ce sujet des milliards de pertes engendr&eacute;es par la deuxi&egrave;me r&eacute;vision de l&rsquo;imposition des entreprises, dont le peuple n&rsquo;a pris connaissance qu&rsquo;apr&egrave;s avoir accept&eacute; de justesse ce projet soutenu &agrave; l&rsquo;&eacute;poque sans r&eacute;serve par les partis de droite et qui profite avant tout aux contribuables les plus ais&eacute;s&nbsp;!<\/p><p>Notre pays doit s&rsquo;engager activement dans la mise en place de nouvelles r&egrave;gles en mati&egrave;re &eacute;conomique et financi&egrave;re et l&rsquo;acceptation de l&rsquo;initiative 1:12 doit marquer un pas d&eacute;terminant pour un retour &agrave; la raison en mati&egrave;re de r&eacute;mun&eacute;rations.<\/p><\/p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si dans les ann\u00e9es 1980-1990 les \u00e9carts entre les plus bas et les plus hauts salaires servis dans les entreprises suisses se situaient le plus souvent dans un rapport de 1 \u00e0 5, voire de 1 \u00e0 10, la situation s\u2019est gravement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es et les \u00e9carts se sont creus\u00e9s de mani\u00e8re inqui\u00e9tante dans les grandes firmes. Ainsi, en Suisse entre 2002 et 2009, l\u2019augmentation des salaires des managers a \u00e9t\u00e9 en moyenne de plus de 60% alors que dans le m\u00eame temps, celle des employ\u00e9-e-s est rest\u00e9e inf\u00e9rieure \u00e0 4% !<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"cpt-channel":[2750],"class_list":["post-56570","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee","cpt-channel-lignes-rouges"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/56570","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=56570"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/56570\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":69544,"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/56570\/revisions\/69544"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=56570"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=56570"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=56570"},{"taxonomy":"cpt-channel","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.sp-ps.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/cpt-channel?post=56570"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}